18 févr 2010
Les casinotiers se sont engagés dans une partie de poker qui n’en est pas vraiment une. L’enjeu est leur survie dans un pays en récession et qui s’apprête à ouvrir son marché des jeux à la concurrence. Leur chiffre d’affaires a connu une baisse importante en 2009 et les pronostics pour 2010 ne sont guère réjouissants.
Alors, certes la loi n’autorisera pas les jeux de casino en ligne. Mais le poker oui. Et c’est bien vers cette activité que se sont tournés les directeurs de casinos dernièrement devant des difficultés économiques accrues.
Organisés, ils ont attaqué notamment en justice plusieurs opérateurs de jeux en ligne basés à l’étranger et attendent la décision de justice en avril. Ils se sont aussi tournés vers les maires de leur ville pour éveiller l’attention des pouvoirs publics. Le message a été reçu et deux députés-maires –Etienne Blanc de Divonne et Daniel fasquelle du Touquet-Paris-Plage – ont été entendus à l’Assemblée nationale.
Ils ont annoncé la création de l’Association des parlementaires et des élus des villes de casinos (Apevica). Les casinotiers espèrent que cette association aura un pouvoir d’influence car les 197 casinos de France pourraient bien ne pas tenir le choc de la crise.
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